mercredi 22 septembre 2010

Topher Delaney

La paysagiste californienne Topher Delaney échafaude depuis quelques années des « jardins sanctuaires ». Ce sont des jardins pensés comme des lieux de retrait, de spiritualité pour leurs propriétaires ; des jardins où l’on vient méditer, se ressourcer ou prendre des forces. Depuis qu’elle a survécu à une maladie très grave, T. Delaney pense que son travail est un « pacte avec Dieu ». Aujourd’hui, elle souhaite, grâce à ses jardins, aider les autres à retrouver le chemin d’eux-mêmes. Certains de ses projets s’inscrivent directement dans la tradition des « jardins thérapeutiques », une philosophie botanique développée il y a plus de 2 400 ans dans la Grèce antique. Elle part du principe que l’environnement bienfaisant des jardins peut guérir les hommes. Avant chaque création, T. Delaney discute longuement avec ses clients de leur enfance. Ce travail préparatoire permet à T. Delaney de créer des jardins très personnels et très intimes. C’est aussi la raison de la diversité de son travail. Ses jardins peuvent être romantiques, ou froids et modernes. On y reconnaît à la fois l’influence colorée de l’Inde, le formalisme français et le minimalisme japonais. Mais même malgré cette diversité culturelle, on retrouve la signature très personnelle de l’artiste. Son leitmotiv intérieur, c’est « la recherche de l’équilibre ». Le film nous fait découvrir les plus belles créations de T. Delaney à San Francisco et dans ses environs et nous montre cette artiste polyvalente dans son atelier atypique près de Southpark. C’est là que T. Delaney travaille, entre perroquets et aquariums, avec son équipe multiculturelle, sur des projets de jardins, des sculptures et du design moderne. À tous ceux qui souhaitent créer un jardin, voici ce que conseille T. Delaney : «Fais-le toi-même ou demande à quelqu’un de le faire pour toi, à un designer. Ne lui montre pas de photo trouvée dans le journal en lui disant : voilà ce que je veux. Essaie de bien définir ce que tu veux, ce qu’il peut faire pour toi. Fais de l’art, du vrai. Ne cherche pas à faire une copie de la dernière oeuvre de Bruegel ou du jardin du cloître de Padoue. Tout cela existe déjà et ils se sont très bien débrouillés pour le faire tout seuls, à Padoue. Ce qui importe, c’est ici et maintenant, le XXIe siècle» (Texte de Jacques Vieille)

"I talked with Topher Delaney, the provocative San Francisco based landscape designer and artist after she spoke at Trinity Church in Copley Square Tuesday. I was in a haze because Leslie Roitman, the well regarded Milton artist and a personal friend, had succumbed the previous day to inflammatory breast cancer at age 56. Topher responded that she herself had been diagnosed with breast cancer "with lymph node involvement" when she was 39. She made a pack with God to devote her practice to healing others if she survived. Now 61, she said the diagnosis "opened up a whole landscape I had never seen, a delicacy. A sense that life is to be tended like a garden." (continue to read this article on www.boston.com, by Carol Stocker )


Topher Delaney website www.tdelaney.com

2 commentaires:

Dom a dit…

j'ai vu reportage sur Topher Delaney qui m'a beaucoup plu.

Delphine a dit…

Moi aussi, c'est depuis ce reportage émouvant que je suis fan.

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